Auteur

Auteur :

Jacques Cartier

Doctorant en Sciences de l'Education
Master en Ingénierie Pédagogique dans des
Dispositifs Ouverts et à Distance

www.jacques-cartier.fr

Un collégien, un ordinateur portable, un crayon chacun (?)

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Image en Creative Commons sur Flickr

Plusieurs conseils généraux se sont lancés dans la mise en place d’un dispositif qui fournit un ordinateur portable aux collégiens et aux enseignants :

  • Un collégien, un ordinateur” dans les Landes en 2001 ;
  • Ordina13” dans les Bouches du Rhône en 2003 ;
  • Ordi35” en Ile et Vilaine en 2005 ;
  • Ordi60” dans l’Oise et “Ordicollège19” en Corrèze en 2009.

Un enquête menée par la Sofres analyse le dispositif des Landes de façon très fouillée.

Lien utile : http://www.landesinteractives.net/pagesEditos.asp?IDPAGE=228&sX_Menu_selectedID=left_23E7CEF0

Ou pour voir l’ensemble des documents :  http://issuu.com/1collegien1ordinateurportable.

On ne peut pas rester insensible à ces initiatives qui se développent dans des départements qui ont fait un choix osé. Le rapport de plus de 300 pages évalue le dispositif sous tous ses angles sans volonté de réaliser un écrit de satisfecit. Les différents partenaires ont la parole, les plus et les moins sont analysés avec objectivité.

Une interview de Seymour Papert (1) est inséré dans le document. Pour lui, placer quelques ordinateurs dans le fond de la salle n’a pas de sens, comme en placer 20 dans une salle dédiée (salle communément appelée salle multimédia). Il fait l’analogie avec le crayon de papier : équipe-t-on une salle de classe de 3 crayons ou d’une montagne de crayons ? Chaque élève dispose de son crayon !

On pourrait être tenté de penser que ce type de dispositif est transférable à l’ensemble des départements. Ce serait aller vite en besogne car chaque collectivité est responsable de ses choix en matière de politique éducative. Mais la réflexion mérite d’être menée car le modèle de la salle multimédia commence à montrer son obsolescence et les quelques ordinateurs en fond de salle leur limite !

(1) Seymour Papert est professeur honoraire du MIT (Massachusetts Institute of  Technology). Il est connu comme l’un des créateurs du langage LOGO.

Le pied dans la porte

Porte
Image en Creative Commons sur flickr.com

Jean-Pierre Astolfi (1) écrivait :

“L’effort demandé n’a de sens que s’il entre en résonance avec les centres d’intérêt des élèves. Cela ne veut pas dire qu’il faille se caler sur ce qui leur plaît en éliminant les contenus qui les ennuient, bien au contraire. Cela souligne simplement qu’il faut trouver les moyens d’un « pied dans la porte » pour qu’ils puissent entrer dans les problématiques disciplinaires, alors qu’ils se demandent pourquoi ils devraient faire l’effort de s’y intéresser. Car chaque discipline est une sorte de petit jardin de paradis, caché au regard des passants par une lourde porte sombre. Les anti-pédagogues imaginent trop souvent qu’il suffit de décrire aux élèves ce qu’il y a derrière la porte pour qu’ils parviennent à l’ouvrir. Mais chaque discipline est une conquête coûteuse (collective et individuelle, historique et didactique), et le « gai savoir » à venir prend d’abord l’aspect d’une contrainte rebutante. La porte est lourde…”

L’enseignant à distance a des outils de communication à sa disposition, nombreux et variés. Mais il est confronté au fait de mettre un “pied dans la porte” pour que ses apprenants entrent dans le jeu de l’apprentissage et ne se contentent pas d’un bruit de communication via des forums et des classes virtuelles.

L’objectif poursuivi est bien d’apprendre en poussant une lourde porte…

(1) Jean-Pierre ASTOLFI, didacticien et professeur de sciences de l’éducation à l’université de Rouen
décédé le 2 décembre 2009 - Voir l’article sur les Cahiers Pédagogiques.

 

Evaluation en ligne, modalité à découvrir

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Après bientôt quarante années à exercer le métier d’enseignant, je suis souvent en questionnement sur la façon d’évaluer les travaux des élèves, des étudiants et des adultes dont j’ai la charge.

Ces personnes  sont concernées par le Brevet Informatique et Internet et le Certificat Informatique et Internet (niveau 1 et niveau 2). La modalité de validation repose sur des acquis de compétences. L’évalué réalise des activités en ligne et/ou en présence et sollicite l’enseignant qui est l’évaluateur de la ou des  compétence(s) souhaitée(s).

Un dialogue s’engage alors en présence et à distance qui débouche sur la validation ou la non-validation de l’item (validation remise à plus tard) en question. Cette démarche est particulièrement intéressante car elle nécessite l’engagement des deux parties. Evalué et évaluateur sont dans un dialogue constructif. L’évaluation fait ainsi partie intégrante des apprentissages.

L’application GIBII (Gestion Informatisée du Brevet Informatique et Internet) a été mise en place dans l’académie de Besançon l’an passé. Actuellement 90000 élèves sont concerné(e)s.

Une vidéo, réalisée par mes soins, explique l’utilisation de cette plate-forme par les élèves :

>>>> http://ac-besancon.fr/IMG/swf/gibii_eleve.swf <<<<